| Novembre 2009 | ||||||||||
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L'Angoisse ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.)
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.
Stéphane Mallarmé (1987)
[edit] ah bah bravo! jvous applaudis pas! 4 jours que ce poème est la, et personne pour me faire remarquer que ce poème a été publié en 1887 et pas 1987
!
Je savais pas quoi faire, je m'ennuyais. Cette après-midi, j'ai rangé ma chambre, en particulier mes cours de 4ème, 3ème, seconde première et terminale qui traînaient un peu partout dans tous les coins de ma chambre. Et je suis tombée sur une petite feuille avec ce poème qu'on avait étudié très très vite fait l'année dernière, et je l'ai trouvé excellent. Enfin je parle d'un point de vue uniquement sonore, puisqu'en vérité je ne me souviens plus de la moitié des mots de ce poème (juste qu'en gros, Mallarmé était du genre légérement perturbé, comme la plupart des poètes en fait).
Bon okay ça fait un peu bourgeois/intello etc genre "youhou je poste des poèmes du 19ème siècle" mais celui là je l'aime vraiment bien!
Orfée